Pour noêl ma meilleure amie m'a offert un cahier de vacances spécial Cuisine (étonnant ??!!).

Au cours d'un questionnaire historique sur des grands chefs de la gastronomie française, Le chef Antonin Carême figurait dans la liste . Malheureusement ce chef cuisinier ayant vécu au XVIIIème-XIXème est peu connu du grand public aujourd'hui et je me dois de lui rendre hommage. 

Ce chef découvert aux détours de visites, se rappelle à mon bon souvenir régulièrement à travers mes lectures, et mon métier depuis quelques années déjà.  A travers la visite du château de Valençay (château de Talleyrand) et de ses cuisines spécialement aménagées pour ce grand chef cuisinier. A travers  mes cours d'histoire et l'évocation du Congrès de Vienne de 1815 qui marque la fin de l'empire napoléonien... ou encore des lectures de romans historiques où Juliette Benzoni évoque si bien le breuvage au chocolat de Carême, qu'elle arrive à m'en mettre l'eau à la bouche !

 

Antonin Carême est un monument de notre gastronomie et a joué un rôle politique de premier ordre, mais beaucoup de gens ne le savent pas. C'est pourquoi j'ai décidé de consacrer de temps en temps des articles à cette histoire cahée de notre histoire culinaire (étant donné que notre gastronomie a été nommée au patrimoine mondial immatériel, c'est bien mérité non !!).

 

De son vrai nom Marie-Antoine Carême, il est considéré comme l’un des plus illustre chef cuisinier français, surnommé le "chef des chefs, et le chef des rois" , il est surtout le premier à avoir porté ce titre de chef cuisinier et patissier. Il est également considéré comme le fondateur du concept de 'haute cuisine".
Au service des plus grands noms de notre histoire Européenne et Française (rois, empereurs Tsar, princes, ambassadeurs) , il a joué au-delà de ses fourneaux, un rôle politique majeur.


 Le plus connu de ses employeur est sans conteste Talleyrand : prince de Bénévent, homme politique de 1er plan  (ministre des affaires étrangères ) sous la monarchie et sous L’empire napoléonien.
C’est au château de Valençay  qui appartenait à Talleyrand , que j’ai entendu parlé de lui la première fois lors d’une visite guidée.
Les gigantesques cuisines  qui ont été aménagées pour lui , remplis d'ustensiles de cuisine et de cuivre rutilants dénotent l’importance du personnage.
C’est dans ce château qu’il a régalé de ses plats l'ancien roi d’Espagne Ferdiannd VII et sa suite,  prisonniers en France sous l’empire napoléonien.

 

 

 

  On raconte que Talleyrand aurait défié Carême de préparer un menu différent pour chaque jour pendant 1 an , et en utilisant uniquement des produits de saison (défi relevé). Il était également réputé pour ses pièces montées gigantesques en pâte d'amande, nougatine ou autre....

 

                                                                                                                           

                                                                                                                                                                                 

                                                                                                                                                           

Au moment des défaites napoléoniennes en 1815, Talleyrand va donner un rôle tout particulier à Antonin Carême : le rôle d’ambassadeur de la gastronomie française au service de la diplomatie, rien que ça !!!
Lors du congrès de Vienne en 1815 qui décide du démantèlement de l’empire napoléonien (après la fameuse défaite de Waterloo et l’exil de napoléon à sainte Hélène) ; Talleyrand est envoyé par Louis XVIII, pour négocier avec les autres puissances européennes sur le découpage européen.
Dans ses bagages il emmène un atout de charme  (sa nièce) et un  atout de cœur (son chef cuisinier). Carême est déjà réputé dans toute l’Europe et Talleyrand organisera des grands diners diplomatiques à Vienne pour négocier au mieux les intérêts de la France.
Cet atout n’a pas été négligeable, loin de là , puisque ça cuisine était déjà réputée dans toute l'Europe !

 

 

Mais la carrière de Carême ne s’arrête pas là. Il sera par la suite au service des plus grandes cours d’Europe.  Il a voulu transmettre cet art en écrivant des livres de cuisine et notamment une encyclopédie culinaire en 5 volumes.
Son nom n’est pas tombé dans l’oubli , car c’est son effigie qui se trouve sur la médaille de l’académie culinaire de France.

 

D.R.

 

 sources bibliographiques:

http://agriculture.gouv.fr

http://world-market-portraits.blogspot.fr

http://www.herodote.net

http://andreapenrose.com